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Aéroport international Diori Hamani: Une rénovation à 101 milliards de FCFA

La société turque Summa a la charge de rénover l’aéroport de Niamey. Vaste chantier et marché juteux pour les Turcs, qui raflent au passage une concession sur l’exploitation et la maintenance de l’ensemble
de la plate-forme pour une période de 30 ans.

S’il y a bien une loi à même de marquer le passage du ministre des Transports Mahamadou Karidjo, qui a pris ses fonctions en 2017 (lire son interview p. 132-133), c’est celle réglementant les horaires de circulation des bus de transport public de voyageurs au départ des gares routières. Ces nouvelles mesures, avec celles du port du casque sur les engins à deux
roues et de la ceinture de sécurité dans les véhicules, visent des attitudes de civisme en passe de devenir définitives. Pour autant, dans les faits, ces nouvelles dispositions se sont-elles traduites par une baisse des accidents et des pertes en vies humaines ? « La sécurité de nos concitoyens est une préoccupation constante du gouvernement. Soucieux d’assurer la protection des usagers de la route au Niger, mon département a pris cet arrêté le 18 janvier 2018. Ainsi, nous avons pu constater que depuis la mise en vigueur des dispositions de cet arrêté, le nombre d’accidents est passé de
5 912 en 2017 à 1 246 à la date du 14 novembre 2018, celui des tués de 869 à 35, celui des blessés graves de 3 375 à 84 et celui des blessés légers de 6 275 à 480 », explique le ministre des Transports, ajoutant à propos de l’obligation du port du casque et de la ceinture de sécurité que « plus qu’une notion de civisme, c’est une question de sécurité routière annoncée par l’arrêté du 15 octobre 2018. Cet arrêté a une portée nationale, d’application immédiate et est obligatoire pour tout usager de la route. » Précisons que d’autres mesures visant à mieux sécuriser les personnes et les biens sur les routes nigériennes ont été prises, comme la limitation de la vitesse maximale à 110 km/h pour tout véhicule de transport public routier de voyageurs. Une politique de modernisation qui vise aussi le transport multimodal, avec notamment la concession des travaux de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey (1), ainsi que sa gestion. « Elle s’est traduite par un contrat de partenariat public-privé (PPP) signé le 6 mars 2018 avec la société de droit turc Summa Turizm Yatirimciligi, qui procédera à la conception et au financement des infrastructures de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey afin de le mettre aux normes avant la tenue du 33e sommet de l’Union africaine à Niamey en juillet 2019 », fait savoir le ministre des Transports. Les travaux consisteront en la construction d’un nouveau terminal, l’extension des parkings avions, la construction d’une voie de circulation et d’un nouveau terminal de fret auxquels s’adjoignent le réaménagement du pavillon présidentiel ainsi que d’autres travaux connexes comme l’aménagement et le bitumage de la voie express de 9,3 km reliant l’aéroport au centre-ville de Niamey. Le coût du chantier s’élève à 154 millions d’euros, soit environ 101 milliards de FCFA. Ces travaux sont entièrement financés et réalisés par l’entreprise turque Summa. D’après la clause de l’accord signé entre l’État du Niger et la société, cette dernière va bénéficier d’une concession sur l’exploitation et la maintenance de l’ensemble de la plate-forme, y compris la gestion des escales, pour une durée de 30 ans, après quoi la gestion sera rétrocédée à l’État nigérien.



Paul de Manfred

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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