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Banques: Hausse des crédits à l’économie de près de 2 %

Banques: Hausse des crédits à l’économie de près de 2 %

Pour l’APBEF-B, le marché burkinabè, qui s’est étoffé en 2017 avec deux nouvelles banques portant à 19 le nombre d’établissements de crédit, se consolide avec l’amélioration de la qualité du portefeuille et le développement du réseau d’agences et de GAB.

Selon l’Association professionnelle des banques et
établissements financiers du Burkina (APBEF-B),
l’effectif des établissements de crédit agréés au
Burkina Faso est de 19 en 2017 : 15 banques et 4 établissements
financiers. Une année 2017 qui est véritablement
celle de la relance économique du pays,
avec un taux de croissance projetée de 6,4 % malgré
les nombreux défis à relever, et une performance
économique saluée par un classement du Burkina
Faso au top 10 des pays réformateurs.C’est dans ce
contexte que les activités de la place bancaire se sont
consolidées avec la hausse appréciable des crédits à
l’économie de près de 20 %, l’amélioration de la qualité
du portefeuille, le développement du réseau d’agences
et de GAB, la mise en application de mesures dans la
perspective de l’entrée en vigueur de Bâle II/III et du
Plan comptable bancaire, l’arrivée attendue de nouvelles
enseignes bancaires telles que Wendkuni Bank
International (WBI, lire notre encadré) et la Banque
Agricole du Faso (BADF). 30,3 %
Cette dernière, destinée à soutenir l’agriculture, détient
un capital de départ de 15 milliards de FCFA réparti
entre 13 organisations du monde paysan, 3 sociétés
d’État, 8 sociétés privées et 70 personnes physiques.
En créant la BADF, le gouvernement compte faciliter
l’accès au financement pour les agriculteurs. Sachant
que seulement 15 % de producteurs agricoles bénéficient
de crédits bancaires, ce taux pourrait rapidement
augmenter avec la nouvelle BADF. Il s’agit aussi, selon le Premier ministre, de promouvoir l’entrepreneuriat
agricole, mais aussi de mobiliser l’épargne populaire
en milieu rural et de la sécuriser. De façon générale,
cette banque aura pour mission de mobiliser l’épargne
populaire en milieu rural, de financer les activités de
collecte et de commercialisation des produits agricoles,
de financer les intrants, de favoriser les prêts
à long terme à destination des
entreprises agro-alimentaires,
et enfin de permettre les prêts
bonifiés pour l’installation des
jeunes agriculteurs, éleveurs et
artisans. Rappelons aussi que le
Pool bancaire burkinabè contribue
annuellement depuis 2001
pour environ 70 milliards de FCFA à la campagne
cotonnière, et que le secteur rural occupe près de 80 %
de la population participant pour 30,3 % à la formation
du PIB burkinabè. Signalons par ailleurs qu’un trio de banques, à savoir
Coris Bank, BOA et Ecobank en tête de peloton,
s’emploie à gagner en parts de marché. En position
de leader du secteur, Coris Bank qui a, selon Diakarya
Ouattara, directeur général (lire son interview p. 214-
215), réalisé en 2017 « un encours de crédits nets de
l’ordre de 542,1 milliards de FCFA. Le produit net
bancaire s’établit à 45,3 milliards de FCFA, portant
ainsi le bénéfice net de l’exercice à 19,5 milliards de
FCFA. »Quant à Ecobank, elle mise sur l’unde ses tous
derniers produits, « Ecobank Mobile », lancé en janvier
2017. « Pour la première fois sur le continent africain, une application bancaire unique permet d’effectuer
des transactions dans 33 pays via le mobile. Bien que
nous soyons encore au début de cette dynamique,
nous avons des motifs de satisfactionquant à l’accueil
du produit dans la population burkinabè », explique
Cheick Travaly, administrateur directeur général (lire
son interview p. 216-217).
Actuellement, Ecobank Burkina a pu enrôler plus de
260 000 utilisateurs pour un volume de transactionsde
plus de 37 milliards de FCFA. Cette banque est en
train de bâtir l’écosystème qui va supporter sa stratégie
digitale et la rendre accessible sur tout le territoire.
En outre, Ecobank indique qu’elle a créé plus
de 200 « points Xpress » où les utilisateurs peuvent
effectuer des versements ou des retraits sur leurs différents
comptes dans ses livres. « Pour preuve que le
produit est bien accepté et est en train de gagner le coeur
des Burkinabè, plus de 1 200 commerçants acceptent
déjà les paiements avec l’application Ecobankmobile.
Je peux vous assurer que cela va s’accélérer très rapidement
», se réjouit Cheick Travaly.

Paul de Manfred

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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