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Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso: Un nouveau format pour le dialogue entre le gouvernement et le secteur privé

Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso: Un nouveau format pour le dialogue entre le gouvernement et le secteur privé

Eu égard aux projets du Plan stratégique de la mandature (PSM) en cours d’exécution sur la période 2016-2021, le bilan en moins de deux ans est déjà, selon Mahamadi Savadogo, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), « très satisfaisant ».

Le nouveau référentiel de gouvernance qu’est le
Plan stratégique de la mandature (PSM) de la
Chambre de commerce et d’industrie du Burkina
Faso (CCI-BF), bâti autour de cinq axes stratégiques,
traduit les nombreuses attentes des milieux d’affaires
burkinabè. Dans le premier axe qui concerne « l’amélioration
de la gouvernance et la mobilisation de l’intelligence
consulaire » s’inscrit notamment la tenue
régulière de toutes les instances de la CCI-BF. Une
preuve de dynamisme et d’engagement des élus consulaires
à assumer pleinement leur rôle de représentants
des acteurs économiques. Citons aussi la création d’un
comité d’audit et d’un comité d’éthique ainsi que la mise
en place d’un conseil des sages du secteur privé dont le
rôle est principalement de faciliter le développement
harmonieux dudit secteur par des conseils avisés et
de concilier les positions pour la préservation de la
concorde entre les acteurs de l’économie nationale.
Le deuxième axe, « développement du capital humain
et facilitation de l’accès au financement du secteur
privé », a oeuvré à ce jour au renforcement des capacités
de 12 014 acteurs économiques des 13 régions du
Burkina Faso sur différentes thématiques, notamment
l’accès aux marchés publics, la fiscalité, l’accès aux
financements, l’organisation du forum État-secteur
privé sur les projets de partenariat public-privé inscrits
dans le Plan national de développement économique
et social (PNDES), et enfin l’ouverture effective de
30 nouveaux centres d’alphabétisation fonctionnels
sur une prévision de 40.
Le troisième axe, « développement de l’intelligence économique
et du portefeuille de services d’appui-conseil
aux entreprises », a donné lieu à la réalisation d’études
spécifiques sur la perception du climat des affaires, la
production de trois rapports d’études économiques
(notes sectorielles) sur les défis de développement du
secteur privé, de douze rapports d’études monographiques
sur les régions et de 20 rapports d’études monographiques
sur les sous-catégories professionnelles de
la CCI-BF, l’organisation d’un symposium national sur
l’industrie burkinabè, la tenue d’un forum national
sur l’entreprenariat féminin, et enfin la participation
de plus de 500 opérateurs économiques à des missions
d’affaires organisées dans une quinzaine de pays. « Á
ce sujet, je dois signaler que nous avons pris part au
forum d’affaires sino-africain tenu récemment en Chine.
Á toutes ces rencontres d’affaires, nous avons associé
un nombre important d’opérateurs burkinabè », tient à
préciser le président de la CCI-BF Mahamadi Savadogo
(lire son interview p.100-101).
Quant au quatrième axe ou « renforcement de l’accompagnement
de proximité des entreprises dans les
régions », on lui doit l’opérationnalisation de l’ensemble
des Délégations consulaires régionales dès 2017, en
plus de l’ouverture d’un bureau du Centre de formalités
des entreprises (CEFORE) et du Centre de facilitation
des actes de construire (CEFAC) dans les chefs-lieux
de régions qui n’en disposaient pas.
Enfin, le cinquième axe, « développement et renforcement
de l’offre en infrastructures et en équipements
économiques », concerne essentiellement la poursuite
des travaux de construction d’un parking pour véhicules
poids lourds à Akassato (Abomey Calavi au Bénin), la
construction du siège de la CCI-BF à Lomé (Togo), dont
l’inauguration se fera avant la fin de l’année, ou encore
le démarrage des études techniques d’aménagement de
la 2e phase du projet de port sec de Bobo-Dioulasso.
Globalement, dans cet aperçu des projets en cours
dans le cadre du PSM depuis novembre 2016, « le taux
d’exécution physique moyen est de l’ordre de 36,86 %
après seulement un an de mise en oeuvre. Pour terminer,
je voudrais indiquer que pour un meilleur suivi des
performances, nous avons mis en place un Comité de
pilotage chargé de suivre la mise en oeuvre du PSM »,
indique le président Mahamadi Savadogo.

Louise Bibalou-Durand

Auteur

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