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EBOMAF : des réussites, des lauriers et des projets pour l’entreprise burkinabè

Plus de trente ans maintenant que l’ardeur au travail, l’esprit d’entreprise et le vif désir d’être partie prenante du développement des pays africains caractérisent l’entreprise EBOMAF. Des efforts payants puisque les chantiers sont légion et que des distinctions honorifiques viennent conforter le PDG Mahamadou Bonkoungou sur le bien-fondé de son engagement.

Leader du BTP, notamment dans la construction d’infrastructures routières et aéroportuaires en Afrique de l’Ouest, le groupe EBOMAF (Entreprise Bonkoungou Mahamadou & Fils), fondé en 1989 au Burkina Faso par Mahamadou Bonkoungou, le président directeur général, est devenu une référence grâce à des réalisations remarquables qui ont transformé le visage de nombreux pays. Au Burkina Faso, on lui doit le bitumage de la cour du palais présidentiel de Kosyam et de la jonction avec la résidence, la zone d’activités commerciales et administratives (ZACA), la place de la Nation et le prolongement du boulevard des Tensoba à Ouagadougou ainsi que la route Koudougou-Dédougou. Au Togo, les ponts de Tanloaga et Bontougou, les tronçons Dapaong-Ponio-frontière du Burkina Faso, les boulevards du 13-Janvier et Agoè-BKS-Limousine- Adidogomè portent aussi la griffe d’EBOMAF. Il en est de même au Bénin, en Côte d’Ivoire et en Guinée- Conakry. Le groupe compte environ 5 000 salariés nationaux, français et européens dans ses équipes d’encadrement technique et d’ingénieurs. Selon la direction de l’entreprise, « les activités de construction d’infrastructures et de grands ouvrages représentent un  enjeu majeur pour l’Afrique de l’Ouest. Le groupe EBOMAF, fort d’une approche novatrice des partenariats public-privé et d’un savoir-faire reconnu, est aujourd’hui le seul acteur africain
à même d’assumer cette mission autrefois réservée
aux grands groupes occidentaux. Cette position de leader
régional donne aujourd’hui au groupe EBOMAF
des perspectives de développement importantes sur
un secteur géographique qui, du fait de sa constante
évolution, nous confronte quotidiennement aux défis
de l’organisation logistique des chantiers actuels et à
venir. » Depuis sa création en 1989, EBOMAF a donc
su s’imposer dans le secteur du BTP. Avec l’arrivée du
président Roch Marc Christian Kaboré à la présidence
du pays, on a noté un fort engagement du gouvernement
burkinabè dans le développement des infrastructures
routières, ce qui a nécessairement un impact sur l’activité
d’une entreprise de l’envergure d’EBOMAF.
La voie de contournement Nord-Sud de Ouagadougou,
un chantier pharaonique
Et, de fait, EBOMAF a actuellement en charge l’aménagement
et le bitumage du contournement Nord-Sud de
la capitale Ouagadougou, le plus grand projet routier
jamais réalisé au Pays des hommes intègres. Il s’agit de
construire une artère en 2 x 2 voies sur une longueur de
125 kilomètres pour un montant de 181 milliards de
FCFA. Le lancement est intervenu le 30 octobre 2018 en
présence des présidents burkinabè Roch Marc Christian
Kaboré et libérien George Weah. La mise en oeuvre
de cet ambitieux projet routier marque le grand retour d’EBOMAF dans le BTP burkinabè
après huit années d’absence.
Le financement de cet ouvrage est de type partenariat
public-privé (PPP). Sous la conduite de la Société
Générale Burkina Faso (SGBF), un pool bancaire s’est
constitué et a mobilisé les fonds nécessaires. La signature
de l’ordre de service a pris effet à partir du 1er octobre
2019. Bien avant ce top départ contractuel des travaux,
EBOMAF s’est attelé à mettre en place deux bases-vie,
l’une à Koubri et l’autre à Pabré, de manière à ouvrir
deux fronts, nord et sud, dans l’exécution des travaux.
Par ailleurs, deux sites installés à Ouaga-2000 abritent
des parcs impressionnants de matériels en tout genre et
contiennent également les centrales à béton. La carrière
de granit de Kombissiri, dont la production sera fortement
sollicitée, est quant à elle en activité depuis fort
longtemps. Une centrale d’enrobé est aussi montée sur
la base de Koubri, où tous les matériaux préfabriqués
sont réalisés. Enfin, un grand parc d’engins se trouve à
Gampéla, à la sortie Est de Ouagadougou. Pour ce qui
est de l’état d’avancement des travaux, le terrassement
est en cours ainsi que l’érection des dalots et autres
ouvrages d’assainissement.
La mise en oeuvre du projet d’aménagement et de
bitumage du contournement Nord-Sud de la ville de
Ouagadougou vise à décongestionner la capitale burkinabè.
Il s’agit d’améliorer le bien-être des populations
en débarrassant la ville des embouteillages et des
accidents causés notamment par les gros camions en
transit vers les pays côtiers ou en stationnement. Cette
infrastructure va non seulement faciliter la circulation
urbaine et rétablir une réelle sécurité routière, mais elle
va aussi favoriser l’urbanité de la capitale burkinabè.
D’ores et déjà, l’on observe que le chantier a un impact
socio-économique considérable sur les populations
car il fait partie des travaux à haute intensité de main d’oeuvre
(HIMO), offrant par conséquent des centaines
d’emplois aux jeunes.
Des travaux tous azimuts
Ainsi se présente « l’actualité » la plus importante
du groupe EBOMAF au Burkina Faso, mais il suffit
d’effectuer un zoom arrière de seulement quatre ans et
d’élargir le champ de vision à d’autres pays d’Afrique
de l’Ouest pour se rendre compte que les réalisations
ne manquent pas en termes d’infrastructures. Ces
quatre dernières années en effet, EBOMAF a continué
à consolider sa place en matière de BTP dans les pays
où l’entreprise est présente : bouclage de certains
chantiers, démarrage d’autres, pleine réalisation des
travaux en cours et attribution de nouveaux marchés.
À titre d’exemple, l’axe Korhogo-Karakoro est achevé,
et l’aménagement des aires de mouvement de l’aéroport
de San Pedro est terminé. Il en va de même pour Comè-
Lokossa-Dogbo au Bénin, Ferkéssédougou-Nassian-
Kong, etc. Le tronçon Dassa-Savalou-Djougou au
Bénin va bon train, comme c’est le cas aussi de l’axe
Pya-Sarakawa-Kanté au Togo.
Car EBOMAF a des filiales dans presque toute la
sous-région : Togo, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Guinée
Conakry, Liberia, etc. Ces deux dernières années, ses
carnets de commandes n’ont pas désempli et l’année
2020 s’est annoncée sous les meilleurs auspices. Au
fil des ans, le groupe EBOMAF s’est imposé comme
un acteur majeur des grands travaux, et de nombreux
pays sollicitent son expertise, que ce soit en Afrique
de l’Ouest ou en Afrique centrale. EBOMAF est en
discussion avec plusieurs gouvernements et espère l’attribution
de marchés d’envergure. D’année en année, la
liste des commandes s’accroît, ce qui rend l’entreprise
confiante en l’avenir. Car les perspectives sont bonnes
pour l’année 2020. Les nouveaux chantiers sont évalués
à plus de 900 milliards de FCFA au Bénin, au Burkina
Faso, en Côte d’Ivoire, au Congo-Brazzaville, en Guinée
équatoriale, au Liberia et au Togo, essentiellement pour
des travaux routiers et aéroportuaires.
Des distinctions en reconnaissance du travail bien fait
Lors de l’édition 2019 du Top 100 des entreprises
organisé par le cabinet international ECOFINANCE le 7 septembre à Ouagadougou, le groupe EBOMAF a
reçu deux prix, qui sont deux palmes, pour son dynamisme
aux plans national, sous-régional et continental.
C’est avec une satisfaction totale que les salariés
ont accueilli ces deux distinctions venant récompenser
leur dur labeur. Il est tout à fait réconfortant pour le
moral de tout employé de savoir que les efforts qu’il
déploie jour et nuit dans une entreprise sont reconnus
et salués à leur juste valeur. En plus d’enthousiasmer
le personnel, ces deux prix sont également une invite
à ne pas baisser les bras.
Mais ce n’est pas tout : le PDG du groupe EBOMAF
Mahamadou Bonkoungou a lui aussi été récompensé
pour son oeuvre en se voyant élevé à la dignité de grand
officier de l’ordre de l’Étalon le 6 décembre 2019, une
reconnaissance à laquelle il accorde une grande importance.
« Personnellement, en tant que PDG du groupe
EBOMAF, j’éprouve une légitime fierté devant les divers
lauriers que mon entreprise récolte çà et là. C’est le
couronnement de toute une vie. Depuis sa création en
1989, EBOMAF s’est imposé une culture de l’excellence.
Elle a inscrit comme credo sa participation active au
développement des pays africains. Donc le fait d’être
élevé à la dignité de grand officier de l’Étalon témoigne
du fait que l’on a été utile à son pays. Avec ces récompenses,
je suis convaincu que les radars sont braqués
sur ma personne et sur mon entreprise. Donc il n’y a
pas de raison de dormir sur ses lauriers. Le progrès
du Burkina Faso et de l’Afrique est un défi auquel j’ai
pleinement adhéré », avoue le dirigeant.
Une diversification bien pensée
Certes identifié comme un acteur incontournable du
BTP, le groupe EBOMAF a su se diversifier dans des secteurs
aussi différents que le transport aérien, la banque,
l’assurance, l’import-export de matériel, l’immobilier,
l’hôtellerie, la grande distribution et l’industrie de la
pêche.
Transport aérien
Depuis 2013, il a investi dans le secteur aérien en créant
Liza Transports International (LTI). Afin d’assurer des
prestations de très haute qualité en toute sécurité, LTI
(lire l’interview de son directeur général adjoint p. 200-
201) veille à la modernité de sa flotte d’aéronefs, qui
comprend un Airbus Corporate Jet 319, un Airbus
Corporate Jet 318, un Falcon 8X, un Falcon 900EX
EASy II, un King Air 350i, deux Beechdraft 1900D, un
hélicoptère Agusta 139, un hélicoptère Agusta 109S,
sachant que les dernières acquisitions datent de début
2020, et que très prochainement, un Boeing B737 Cargo
de dix-neuf sièges viendra enrichir cet ensemble. Une
expansion qui témoigne d’une belle confiance en l’avenir
et de grandes ambitions de leadership, ce que confirme
la direction de LTI.
Banque et assurance
Dans un autre domaine, le groupe EBOMAF a réussi
deux opérations commerciales d’ampleur en rachetant
la Banque de l’Habitat du Burkina (BHBF) en septembre
2017 et en captant la compagnie d’assurances
Jackson Assurances en octobre 2018. Cette dernière,
en activité depuis 2013, n’avait pas trouvé le chemin d’une croissance suffisante pour pérenniser
ses activités. Alors Mahamadou Bonkoungou, PDG du
groupe EBOMAF, est venu à la rescousse de l’assureur
Jackson avec l’ambition d’apporter une réelle bouffée
d’oxygène financière à la compagnie et de la mettre
aux normes de recapitalisation, conformément aux
directives de la Conférence interafricaine des marchés
d’assurances (CIMA). S’agissant de la banque BHBF
devenue IB BANK, l’objectif ultime est d’en faire une
banque moderne et rentable en la hissant à court terme
parmi les premières de la place.
Import-export et immobilier
Mais EBOMAF s’investit aussi dans l’import-export en
important des équipements pour le secteur du BTP,
destinés à sa consommation ou à la revente. Ainsi, l’entreprise
est présente dans la filière d’importation de
véhicules neufs venant d’Europe ainsi que de matériel
agricole et de matériaux de construction. Par ailleurs,
avec sa filière immobilière, EBOMAF joue un rôle non
négligeable dans le secteur de l’urbanisme, participant
à la transformation et à l’embellissement des villes
africaines.
Hôtellerie
Dans le secteur hôtelier, EBOMAF possède la chaîne
Zind-Naaba, qui compte deux établissements à
Dédougou et un à Ouagadougou-Patte d’Oie, l’Hôtel
Zind-Naaba/Café des Arts, un trois étoiles de vingtquatre
chambres ouvert en 2016. À Dédougou, face au
camp Nazi-Boni, l’Hôtel Zind-Naaba, un trois étoiles de
vingt-trois chambres, a ouvert en 2009, et le Grand Hôtel
Zind-Naaba, complexe hôtelier quatre étoiles de trentecinq
chambres en R+3 doté d’un ascenseur et d’une
terrasse avec vue panoramique, le 23 février 2018. D’un
coût de quatre milliards de FCFA, ce dernier comprend
notamment deux suites présidentielles, six suites junior,
vingt-sept chambres singles, deux restaurants de classe
internationale, deux bars, une cafétéria, un business
center, une piscine mini-olympique, des salles de réunion
dont une salle de conférence de deux cent cinquante
places, et enfin une boîte de nuit branchée au sous-sol.
Et ce n’est pas tout : un projet très différent est en cours
dans le quartier de la Patte d’Oie à Ouagadougou. Il
s’agit d’un hôtel de luxe R+15 dont le toit sera doté
d’une plate-forme d’hélicoptère.
Grande distribution et industrie de la pêche
Enfin, dernières diversifications à l’actif du groupe
EBOMAF, la grande distribution et l’industrie de la
pêche. La première s’est concrétisée à Ouagadougou
par l’ouverture de Liza Market, un supermarché qui
répond aux besoins des consommateurs désireux de
trouver à proximité la même gamme et qualité de produits
qu’en Europe ainsi que des produits burkinabè
et africains rigoureusement sélectionnés. L’ambition
est de devenir à court et moyen termes une chaîne de
supermarchés de référence dans tout le Burkina Faso
et la sous-région ouest-africaine.
Quant à l’industrie de la pêche, le groupe EBOMAF y
a posé ses marques au Sénégal en acquérant la majorité
des actions de la société BARBEROUSSE FISH SARL
qui comprend une usine de traitement de poisson et
mène ses activités en Mauritanie, en Gambie, en Guinée
Bissau, en Côte d’ivoire et en Guinée Conakry. Elle
exporte dans de nombreux pays d’Europe, du Moyen-
Orient et d’Asie. Dans le port de pêche de Dakar, la
société a construit depuis l’arrivée du groupe EBOMAF
une installation de 15 000 m2 équipée de technologies
modernes, d’une capacité de 200 tonnes de poisson/
jour et de 6 000 tonnes de stockage, et pouvant traiter
30 tonnes de poisson frais par jour. La construction
d’une flotte de 10 bateaux de pêche de haute technologie
est aussi prévue, avec l’objectif de devenir l’une des
meilleures sociétés de pêche en Afrique et au monde.
Si nous ne devions retenir qu’une chose de ce rapide
tour d’horizon de l’empire EBOMAF, c’est une volonté
d’expansion affichée et qui se donne les moyens de ses
ambitions. D’ailleurs, le PDG Mahamadou Bonkoungou
n’en fait nullement mystère. « Bientôt vous entendrez
parler d’EBOMAF à Rabat, au Maroc. Nous ne parlons
plus de l’Afrique de l’Ouest, mais de la conquête de
l’Afrique du Centre et du Nord. Notre société est déjà
installée en France. Nous avons plus que des capacités
pour conduire et réaliser de grands travaux », affirme,
confiant et déterminé, le chef d’entreprise. À bientôt,
donc, pour la suite de l’aventure.
Andju Ani

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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