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Ecobank: Une mentalité pionnière

Sous la houlette de Ade Ayeyemi, directeur général, Ecobank Transnational Incorporated (ETI) donne l’image d’un groupe bancaire panafricain solidement implanté en zone UEMOA où, chiffres à l’appui, il fait la preuve du bien fondé de ses choix en matière d’activité internationale, une option de plus en plus en phase avec la réalité mondiale.

Même si l’on ne présente plus la holding bancaire Ecobank Transnational Incorporated (ETI) dirigée par Ade Ayeyemi, rappelons que cette société anonyme créée en 1985 avec un capital de 32 millions de dollars US fut une véritable pionnière en Afrique de l’Ouest. En effet, à l’initiative de la Fédération des chambres de commerce d’Afrique de l’Ouest et avec le soutien du Fonds de  coopération, de compensation et de développement, bras financier de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et principal actionnaire d’ETI, le groupe s’implante dans un paysage où règnent en maîtres les établissements étrangers ou les institutions bancaires d’État. Une banque africaine privée à vocation régionale, voilà donc qui fait souffler sur le marché un vent de fraîcheur et de nouveauté tout à fait salutaire. C’est ainsi que, forte d’un accord de siège avec le gouvernement du Togo signé en 1985 et lui permettant d’exercer en tant qu’institution régionale avec un statut d’établissement financier non-résident, Ecobank installe sa première filiale dans ce pays en mars 1988. Depuis, une longue et fructueuse histoire s’écrit. En effet, sur les huit pays que compte l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, les implantations s’enchaînent à un rythme régulier : après le Togo en 1988 vient la Côte d’Ivoire dès 1989, puis le Bénin en 1990, le Burkina Faso en 1997, le Mali en 1998, le Niger et le Sénégal durant la riche année 1999, et enfin la Guinée-Bissau en 2007. Cette dernière ouverture intervient juste après celle, en 2004, du Cap-Vert qui, dans la répartition géographique de la banque, est considéré comme le neuvième pays de la zone UEMOA. Ainsi, une couverture régionale étendue et un maillage territorial serré constituent-ils les bases sur lesquelles s’édifie l’institution. Des chiffres qui parlent Banque universelle axée sur l’Afrique subsaharienne, Ecobank offre des services de banque de détail, de banque de grande clientèle et de banque d’investissement, ainsi que des services bancaires transactionnels aux États, aux établissements financiers, aux multinationales, aux entreprises locales, aux PME et aux particuliers. Ces services sont structurés en trois pôles définis par leur type de clientèle : services bancaires aux particuliers, banque commerciale et banque d’investissement. Une plate-forme informatique, filiale technologique du groupe située à Accra, au Ghana, prend en charge ces trois pôles. Et le succès est au rendez-vous, en témoignent les chiffres de 2018 et 2019 dont la propriété saillante est de révéler une remarquable stabilité. Le produit net bancaire (PNB) s’est établi à 508,309 millions de dollars US en 2019, contre 528,318 millions en 2018. Le résultat brut de 2019 marque quant à lui, à 173,684 millions de dollars, une hausse par rapport à celui de 2018, à 162,811 millions. Pour ce qui est du résultat net, celui de 2019 s’affiche à 146,673 millions de dollars, contre 151,078 millions en 2018. En matière de crédit, les chiffres font état de 3,848 433 milliards de dollars en 2019, contre 3,851 256 milliards en 2018.

S’agissant des dépôts, ils sont de 5,641 080 milliards de dollars en 2019, contre 5,737 320 milliards en 2018. Et enfin, en ce qui concerne le total bilan, celui de 2019 est arrêté à 8,960 332 milliards de dollars, contre 8,860 612 milliards en 2018. Mobilisation responsable contre la pandémie de Covid-19 L’on ne saurait évoquer l’actualité la plus récente du groupe Ecobank sans faire référence à la pandémie de Covid-19 et à l’organisation mise en place par l’entreprise pour protéger ses collaborateurs et continuer son activité dans les meilleures conditions possibles, toutes filiales confondues. Tout d’abord, il a fallu mettre en place un comité spécial Covid-19 à l’échelle du groupe et des filiales pour définir un plan d’actions et pour les piloter à ce niveau d’ensemble. Ensuite, il s’est agi d’élaborer un protocole de gestion des cas suspects et réels en entreprises afin que chaque filiale puisse faire face à la crise sanitaire avec les mêmes procédures. L’organisation du travail a évidemment été revue selon un plan de travail à domicile pour tout le staff, avec des systèmes de rotation des collaborateurs en présentiel et en télétravail. Pour la sécurité de tous, un contrôle systématique de température a été institué à l’entrée des bureaux et des agences, et tous les locaux professionnels accueillant ou non du public sont soumis à une désinfection régulière. Au plan des us et coutumes, le respect de la distanciation physique est demandé dans les bureaux et les agences avec, dans ces dernières et aux distributeurs automatiques de billets, la mise à disposition de désinfectants. Il va de soi que le port du masque est obligatoire pour tous, les guichetiers y adjoignant le port de gants. Enfin, pour se donner toutes les chances de succès dans cette gestion de crise au quotidien, Ecobank a déployé une campagne de communication interne de sensibilisation sur le Covid-19 et sur les bons gestes à adopter. S’agissant de la responsabilité sociale de l’entreprise dans les pays d’implantation de ses filiales de la zone UEMOA, des décisions ont été prises sous l’impulsion de Paul-Harry Aithnard, directeur régional exécutif de la région UEMOA et directeur général d’Ecobank Côte d’Ivoire, pour apporter un soutien aux États et aux populations. Des dons ont ainsi été effectués pour contribuer à la riposte contre le Covid-19 : 400 millions de FCFA à destination de la région UEMOA et 60 millions en Côte d’Ivoire pour accompagner l’effort du gouvernement. L’union fait la force Soulignons qu’au moment même où une pandémie met en lumière l’interdépendance des peuples au niveau mondial et l’importance vitale de la solidarité entre eux, un parallèle peut être établi avec les structures qui ont très tôt compris cette évidence et se trouvent peut-être plus que d’autres à même de s’adapter aux nouvelles donnes planétaires. Ecobank est de celles-ci : première banque panafricaine présente dans 33 pays du continent, implantée dans plus de pays africains qu’aucune autre banque, elle est opérationnelle dans des pays d’Afrique de l’Ouest, de l’Est, centrale et australe : outre les huit pays de l’UEMOA et le Cap- Vert, citons l’Afrique du Sud, le Burundi, le Cameroun, le Congo Brazzaville, l’Éthiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée- Conakry, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Liberia, le Malawi, le Mozambique, le Nigeria, l’Ouganda, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Rwanda, Saõ Tomé & Principe, la Sierra Leone, le Sud Soudan, la Tanzanie, le Tchad, la Zambie et le Zimbabwe. Par ailleurs, elle possède une filiale à Paris et des bureaux de représentation à Dubaï, Johannesburg, Londres, Luanda et Pékin. Convenons qu’un tel déploiement a de quoi impressionner tant il révèle de richesse à la fois économique et humaine, et gageons que cette indispensable ouverture sur le monde constituera plus que jamais à l’avenir un levier de stabilité et de progrès.

Andju Ani

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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