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Entretien – Administrateur directeur général de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce

« Un total bilan de 955 milliards de GNF en 2018 »

Mohamed Attaher Maïga, nouveau dirigeant de la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) de Guinée, a de quoi avoir le sourire : les chiffres-clés de sa banque sont en hausse. D’où sa volonté d’améliorer les principaux ratios et de maintenir une bonne rentabilité.

Pouvez-vous nous présenter votre banque et résumer l’évolution de ses activités depuis son installation en Guinée en 2009, soit il y a 10 ans ?

Mohamed Attaher Maïga : La Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce  (BSIC) est un groupe bancaire panafricain né de la vision des chefs d’État et gouvernement de la communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD. Institution bancaire régionale au capital social de 750 millions d’euros entièrement détenu par les États, la BSIC a étendu l’implantation de ses filiales dans quatorze pays à travers le continent africain : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Libye, Mali, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Soudan, Tchad et Togo. La BSIC Guinée SA, au capital social de 100 milliards (Mds) de francs guinéens (GNF), a son siège à Kaloum, 7e Avenue. Elle a ouvert ses guichets au public le 4 mai 2009 et dispose d’un réseau de quinze agences, dont 7 à Conakry. En 10 années d’exploitation, nous pouvons résumer l’évolution de notre activité par la progression significative des principaux indicateurs de performance au 31 décembre 2018 : contribution au relèvement du taux de bancarisation avec 25 676 comptes actifs, encours moyen de collecte de ressources de 796 Mds GNF, contribution au financement du développement avec un encours de prêts de 740 Mds GNF et un total bilan de 955 Mds GNF. En ce qui concerne les différents concours consentis à l’économie guinéenne, la part englobée par le secteur agricole est de 3 %, et celle des infrastructures et du secteur du BTP de plus de 27 % (lire notre tableau ci-dessous), ce qui est en phase avec le Plan national de développement. Notre intervention sur le secteur minier prendra son envol suite à notre installation à Kamsar et Boké.

Pour l’exercice 2018, comment a évolué l’ensemble des chiffres-clés de votre banque par rapport à 2017, et qu’en est-il de la croissance de la banque sur la même période et de son positionnement dans le secteur ?

Comme c’est le cas depuis plusieurs années, la BSIC Guinée a connu en 2018 une évolution de l’ensemble des principaux indicateurs de gestion : en matière de distribution de crédits à la clientèle, on enregistre 520 Mds GNF, contre 410 Mds en 2017, soit une hausse de 27 % ; même tendance haussière observée sur les comptes clients, créditeurs de 748 Mds GNF,
contre 620 Mds en 2017.

Quant au PNB et au total bilan, ils ont connu respectivement une progression de 23 % et 22 %. Quelle va être votre politique de financement à l’endroit du monde de l’entreprise, notamment des PME-PMI ?

Notre ambition est de continuer à développer un partenariat stratégique avec les PME-PMI, qui sont les principaux vecteurs de développement. Nous avons étudié et mis en place des produits adaptés à leurs besoins et continuons à développer notre réseau d’agences pour être au plus près de leurs zones d’activité.

Peut-on considérer comme des défis de votre gouvernance les emprunts obligataires que doit contracter la Guinée et la construction du prochain siège de la BSIC ?

Notre participation aux appels publics à l’épargne (souscription aux emprunts obligataires) s’inscrit dans la droite ligne de notre politique d’accompagnement et de financement des projets prioritaires de l’État. S’agissant de la construction prochaine de notre siège, il constitue un réel défi stratégique pour notre groupe dans sa politique d’implantation durable dans les pays membres. Á cet effet, nous remercions l’État guinéen qui vient de nous attribuer un terrain devant abriter ledit siège.

Les travaux de construction ne devraient plus tarder. Comme nouvel administrateur directeur général, quels sont vos objectifs et priorités pour 2019 en termes de croissance et de développement de la BSIC ?

L’objectif de 2019 est de continuer à améliorer notre part de marché, de développer le réseau, d’élargir la base clientèle, d’améliorer les principaux ratios et de maintenir une bonne rentabilité. C’est dans ce cadre que nous avons ouvert en avril 2019 deux nouvelles agences en Guinée maritime – zone minière par excellence –, ce qui nous a permis de nous rapprocher de nos clients évoluant dans la zone et d’entrer en relation avec les acteurs du secteur minier. Sur la base des chiffres au 30 septembre 2019, nous avons grand espoir que le pari soit tenu.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

Auteur

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