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Entretien – Directeur général du Centre de gestion des cités

Entretien – Directeur général du Centre de gestion des cités: « Un résultat bénéficiaire de + 212 % par rapport à 2016 »

Yacouba Salouka, directeur général du Centre de gestion des cités (CEGECI), a de quoi se réjouir du rythme de construction des programmes de logements sociaux à Gaoua, Bassinko et Bobo-Dioulasso. Un autre défi : la Cité de la diaspora, soit plus de 1 000 logements prévus à Ouaga 2000.

Quel est le bilan du CEGECI en 2017 par rapport à
2016 ? Et où en êtes-vous avec le projet de construire à
court terme 1 500 logements sociaux à 15 km au nord
de Ouagadougou ?
Yacouba Salouka : Le bilan du CEGECI en 2017 par
rapport à 2016 a été satisfaisant. Les soldes significatifs
de gestion de la société l’attestent. Nous avons
connu une hausse de notre chiffre d’affaires par rapport
à l’exercice précédent. Nous avons également
enregistré un résultat bénéficiaire net en progression
de plus de 212 % par rapport à celui de 2016. Quant
à l’autre volet de votre question, je tiens à préciser
que le CEGECI a atteint son objectif de construire
1 500 logements à Bassinko, à la sortie nord de la ville
de Ouagadougou. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 1 600 logements sociaux et économiques réalisés
au profit des populations.
Comment évoluent vos trois opérations de logements
sociaux à Gaoua, Bassinko et Bobo- Dioulasso démarrées
en 2017 ?
Effectivement, dans le cadre du Programme national
de construction des 40 000 logements (PNCL), nous
avons au cours de l’année 2017 lancé trois opérations
de construction de logements sociaux et économiques
à Gaoua et à Bassinko, et de logements économiques
à Bobo-Dioulasso. Ces opérations démarrées en 2017
ont toutes connu des niveaux de réalisation très appréciables,
et nous avons déjà procédé à la réception et
à l’attribution d’une grande partie de ces logements.
En termes de renforcement de capacités,
le CEGECI bénéficie-t-il d’une
ligne de crédit supplémentaire venant
de bailleurs de fonds, ou la question
est-elle toujours en discussion ?
Il est vrai qu’au regard des ambitions
que nourrit le CEGECI en matière de
logements, et surtout de son rôle central
dans la déclinaison du Programme
40 000 logements, ses ressources
propres ne permettent pas d’y faire face.
C’est pourquoi nous faisons recours au
partenariat public-privé (PPP) pour la
réalisation des différents projets. Nous
sommes également conscients du fait
que d’autres types de financements
du logement plus souples existent et
sont plus adaptés : nous parlons bien
sûr des ressources concessionnelles à
des taux réduits. C’est pourquoi le
CEGECI est en contact permanent
avec les partenaires financiers aussi
bien nationaux qu’étrangers afin de
mobiliser ces types de financements.
Par ailleurs, le CEGECI a élaboré un projet de contrat-plan avec l’État qui permettrait, s’il
était approuvé, de canaliser et d’encadrer les relations
entre ces deux entités en matière de ressources additionnelles.
Quelles sont les actions du CEGECI en
2018 dans le processus de mise en oeuvre
du Programme 40 000 logements ?
Dans le processus de mise en oeuvre du
Programme 40 000 logements, le CEGECI
demeure un acteur important. Au cours de
cette année 2018, le Programme a connu une phase
opérationnelle très intéressante. En effet, nous avons
signé avec des promoteurs immobiliers des conventions
pour la réalisation de logements sociaux et économiques
dans toutes les capitales régionales. Nous notons avec satisfaction la bonne exécution de certaines de
ces conventions. Ce qui nous a permis de lancer la
campagne de souscription pour les logements déjà construits ou en cours de construction dans la ville
de Ouagadougou. Dans les jours à venir, nous procéderons
à un tirage au sort public pour déterminer
qui sont les bénéficiaires. L’autre action importante,
c’est le lancement de la Cité de la diaspora, dont la
mise en oeuvre a été confiée au CEGECI.
Vous venez effectivement de lancer un
ambitieux projet immobilier pour la diaspora.
Pouvez-vous nous en dire plus ?
Son Excellence Roch Marc Christian
Kaboré, président du Faso, a pris l’engagement
d’impliquer davantage les Burkinabè
vivant à l’étranger dans la mise en
oeuvre des politiques de développement
du pays, et de promouvoir davantage leur
participation aux investissements. S’inscrivant
dans cette dynamique, le ministère
de l’Urbanisme et de l’Habitat (MUH) a
pris en compte la diaspora dans le PNCL,
et une opération spécifique a été confiée
au Centre de gestion des cités, à savoir
la réalisation de la Cité de la diaspora.
C’est dans ce cadre que le CEGECI a
organisé le 11 juillet 2018, sous le haut
patronage de son Excellence Monsieur
Paul Kaba Thiéba, Premier ministre, chef
du gouvernement, la pose de la première
pierre de cette cité dédiée à la diaspora.
Le projet diaspora est prévu sur l’un des
sites les plus attractifs de la capitale burkinabè,
à Guiguemtenga, au sud de Ouaga
2000. C’est une cité futuriste de plus mille
logements économiques et de standing qui
sera réalisée. Pour la tranche de 2018,
ce sont des logements pavillonnaires de
types F3, F4 et F5. Les souscriptions sont
ouvertes et les formulaires peuvent être
téléchargés sur le site Web du CEGECI (1).

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

(1) www.cegeci.bf

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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