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Entretien – Directeur général de Société Générale Burkina Faso

« Nous entendons poursuivre notre participation au financement de l’économie »

Harold Coffi, directeur général de Société Générale Burkina Faso, indique qu’en 2019, sa banque a inauguré la toute première Maison de la PME du pays et a procédé au  lancement de YELEMANI, une plate-forme de co-construction ayant à son actif la mise en oeuvre de 6 projets structurants.

Depuis votre nomination à la tête de Société Générale Burkina Faso (SGBF) en 2018, quelles ont été vos priorités ?

Harold Coffi : En prenant la responsabilité de cette filiale de la Société Générale, j’ai découvert un personnel engagé et responsable. Même si SGBF ne jouait pas le premier rôle sur le marché bancaire, elle en a le talent. C’est pourquoi, avec mes équipes, nous avons immédiatement entrepris de vastes transformations pour offrir à la clientèle burkinabè, qui le mérite, un service de qualité reposant sur une  expérience mondiale acquise depuis 150 ans. Mais avant de poursuivre, je voudrais, à travers votre magazine, souhaiter une année de paix et de joie à l’ensemble de la population burkinabè : qu’ils soient nos clients ou non a ici peu d’importance tant j’ai le désir que chacun puisse vaquer à ses occupations personnelles et professionnelles dans
la sécurité.

Vous disiez que SGBF pouvait jouer les premiers rôles. Qu’en est-il des financements de l’État et des entreprises ?

Société Générale Burkina Faso entend poursuivre son accompagnement à l’État burkinabè à travers les différents véhicules qui s’offrent à nous, tant sur le marché financier que dans des financements structurés. Nous n’avons pas non plus l’intention de réduire notre participation au financement de l’économie via le financement des entreprises burkinabè malgré le contexte sécuritaire fragile, en témoigne le niveau du financement de ces dernières années, avec une croissance de 30 % de notre chiffre d’affaires. C’est pourquoi le partenariat avec PROPARCO, un exemple de notre engagement, donne plus de marge à notre structure pour la réalisation des objectifs sur les dossiers étatiques et corporate.

Nous avons compris que SGBF innovait pour mieux servir sa clientèle. À ce titre, en 2019 vous avez inauguré la toute première Maison de la PME du pays. Un an après, quel est le bilan de cette initiative ?

Inaugurée le 31 janvier de l’année dernière, la Maison de la PME a enregistré 463 entrées, dont seulement 64 clients de SGBF. Il y a donc 399 responsables d’entreprises n’ayant jamais eu affaire à SGBF mais qui sont intéressés et curieux de ce que nous pouvons leur apporter. Autrement dit, c’est un succès. Abordons la question de vos transformations en interne pour permettre à l’ensemble de vos collaborateurs de participer pleinement à la croissance de l’entreprise… L’année 2018 a été très difficile pour SGBF à cause du contexte politique, économique, social et sécuritaire instable qu’a connu le pays : baisse du PNB, augmentation des frais généraux, baisse du ROE… Ces difficultés étaient imputables à divers facteurs. Afin d’inviter l’ensemble des collaborateurs à une transformation audacieuse, nous avons procédé au lancement de YELEMANI (« changement » en langue dioula), une plate-forme de co-construction autour des thèmes : innovation et digitalisation ; satisfaction client ; ressources humaines ; métier/produits/services ; efficacité/performance/productivité. Et le fort engagement de l’ensemble du personnel a conduit à mettre en oeuvre 6 projets structurants en 2019. Ces projets nous permettent déjà de mieux satisfaire nos clients et d’être plus proches d’eux en tant qu’équipe. 2020 verra la poursuite de notre transformation et la mise en oeuvre d’autres projets identifiés dans ce cadre.

Vous avez lancé en 2019 la carte Visa Infinite et un club dédié aux clients VIP détenteurs de ce moyen de paiement haut de gamme. Y a-t-il un engouement pour cette nouvelle carte ?

Lancée le 28 juin 2019, la carte Visa Infinite très haut de gamme connaît un véritable succès : nous avons atteint un taux de réalisation de 192 % après six mois de commercialisation. Au niveau du paysage bancaire burkinabè, SGBF est la seule banque à offrir cette catégorie de cartes Visa. Pour répondre à cet engouement, nous avons décidé d’aller plus loin en lançant le Club Visa Infinite, qui réunit les détenteurs de cette carte. Ce cadre leur permet entre autres de participer aux grands événements de la banque, de disposer d’informations spécifiques selon leur préférence, d’être invités aux grands rendez-vous culturels de notre capitale, à des soirées gala, etc. En un mot, cette carte ouvre un monde de privilèges dédiés à ses détenteurs.

À ce stade de notre entretien, peut-être pourriez-vous nous présenter un peu plus Société Générale Burkina Faso ?

Aujourd’hui, nous offrons à notre clientèle la possibilité de se rendre dans 23 agences et d’effectuer des opérations dans 77 DAB, dont 36 hors site dans différentes localités du pays. Nous avons lancé la première agence mobile du pays, qui permet aux populations des zones les plus reculées de réaliser leurs opérations bancaires.

Quant à notre portefeuille clients, il s’élève à plus de 110 000 clients, dont 105 326 clients particuliers, pour un effectif global de 320 collaborateurs. Pourriez-vous terminer en nous parlant de 2020 ?

L’année 2020 commence sous de bons auspices et nous allons nous appuyer sur les chantiers lancés en 2019 pour accélérer la transformation de la banque. Nos priorités sont clairement la poursuite des projets liés à l’amélioration de l’expérience client, le renforcement  de la digitalisation pour rendre nos clients plus autonomes dans l’usage des produits de la banque, le renforcement des performances financières de la banque à travers la poursuite des choix stratégiques pris, et enfin la poursuite des transformations internes initiées pour faciliter l’engagement du personnel. Vous l’aurez compris, SGBF a pour objectif de garantir de bons résultats afin de servir le client durablement.

Propos recueillis par Serge-Henri Malet

Auteur

EA Magazine

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