logo

Entretien – Directeur général et directrice générale adjointe de NSIA Assurances Guinée

« NSIA Vie Assurances en Guinée naîtra avant fin 2019 »

Momar Seck, directeur général de NSIA Assurances Guinée, et Maïmouna Baldé, directrice générale adjointe, se réjouissent de voir le résultat net de la compagnie en constante évolution, et le chiffre  d’affaires attendu augmenter d’au moins 15 % en 2019. La création de NSIA Vie illustre d’ailleurs parfaitement l’engagement du groupe en Guinée.

Quelle a été l’évolution de votre CA des branches IARD et vie sur l’exercice 2018 par rapport à 2017 ?

Momar Seck et Maïmouna Baldé : Globalement, notre chiffre d’affaires a augmenté de 4 % en 2018 comparé à 2017. Cette même tendance à la hausse se constate également cette année avec une  progression attendue beaucoup plus forte car supérieure à 15 % à fin 2019 comparé à 2018. Il y a lieu ici de remercier nos clients, partenaires, courtiers et agents qui ne cessent de nous faire confiance et qui nous permettent d’accroître régulièrement notre chiffre d’affaires. Leur confiance reste l’une de nos principales sources de motivation. Nos deux activités vie et non-vie se portent bien, avec des résultats positifs sur les deux branches et un résultat consolidé en constante évolution positive. Afin de vous conformer aux nouvelles dispositions du code des assurances de Guinée datant de 1995 et révisé en 2016, vous comptez créer NSIA Vie Assurances Guinée.

Comment ce changement va-t-il se répercuter auprès de votre clientèle mais aussi dans votre management au niveau de la direction ?

Nous sommes effectivement dans le processus de création de notre filiale essentiellement dédiée à l’assurance-vie dans le cadre du respect de la réglementation qui nous impose la séparation des activités au plus tard le 31 décembre 2019. Au niveau du management, les deux sociétés seront gérées par des directions générales distinctes. Il faut également préciser que la décision de notre groupe et de nos actionnaires de créer NSIA Vie Assurances en Guinée est la parfaite illustration de notre engagement en Guinée, pays dans lequel nous continuons à beaucoup investir afin de contribuer significativement au relèvement du taux de pénétration et à la démocratisation de l’assurance pour la porter vers les couches les plus démunies, mais également pour participer au développement socio-économique du pays. C’est ainsi que NSIA Vie Assurances en Guinée est née, avec l’appui de nos filiales en Guinée, mais également
de nos actionnaires locaux et de notre groupe. Nous voulons aussi en profiter pour remercier encore nos clients vie et non-vie, les rassurer et leur dire que la transition a été bien maîtrisée, et que tous leurs contrats produiront leurs pleins et entiers effets dans le strict respect de la loi et des conventions qui nous lient. Nous resterons toujours à leurs côtés pour leur offrir les meilleurs produits et services adaptés à leur besoin et à des coûts raisonnables.

Quelles sont les autres nouveautés de la révision du code des assurances opérée par la Banque centrale de Guinée il y a trois ans susceptibles de permettre au secteur des assurances de participer plus activement au développement économique du pays ?

La réforme a également été porteuse de décisions subséquentes pour le renforcement des capacités financières des compagnies d’assurances. C’est ainsi que le capital social minimum a été porté de 10 à 40 milliards à l’horizon 2022, avec un échéancier annuel. Le niveau de ce nouveau capital montre encore à souhait l’engagement du groupe NSIA auprès de la Guinée et des Guinéens : il a été décidé de recapitaliser non seulement la société NSIA non-vie, mais également de créer la société NSIA Vie avec les mêmes exigences de capital social minimum, à savoir 40 milliards, soit un cumul de 80 milliards, sans compter notre banque NSIA Banque Guinée. Ensuite, les plus hautes autorités ont pris dans la foulée un décret important portant sur l’obligation de domiciliation de l’assurance des marchandises à l’importation. En clair, tous les biens et équipements qui entrent en Guinée doivent, avant de franchir le cordon douanier, être assurés par une compagnie d’assurances basée en Guinée. Cela permettra au marché de l’assurance de recevoir des primes qui jusque-là lui échappaient.

Pour vos branches vie et IARD, prochainement distinctes, quels sont les produits ayant le plus d’attractivité et de valeur ajoutée, et observez-vous un regain d’intérêt pour vos services santé ?

Pour nos activités vie, nous allons continuer à renforcer nos produits de prévoyance et d’épargne. En clair, celui qui désire protéger sa famille après sa disparition pourra souscrire à une assurance prévoyance décès chez NSIA. Une fois que le décès survient, ce qui est malheureusement un événement inéluctable, NSIA versera à sa famille le montant du capital souscrit. Cela évitera à la famille ou à la personne protégée d’être soudainement confrontée à des difficultés à faire face à des dépenses telles que le loyer, la scolarité, les frais d’entretien ou même la nourriture. Nous avons ensuite les produits d’épargne tels que la retraite complémentaire individuelle ou collective, cette dernière étant en général souscrite par les entreprises au profit de leurs employés, sans compter les produits études, indemnités de fin de carrière (IFC), emprunteurs, etc. que nos conseillers se feront le plaisir de présenter au public et aux entreprises. Pour la non-vie, le produit santé, qui est un produit d’appel car en général les compagnies d’assurances n’y gagnent pas d’argent, reste effectivement attractif. Cela se comprend aisément lorsque l’on connaît le niveau de prise en charge sanitaire dans nos pays et l’intérêt qu’ont les populations à se couvrir en santé.

En termes de positionnement et de parts de marché, quels sont votre parcours et votre évolution en matière de développement de la compagnie NSIA en Guinée depuis votre installation en 2010 ?

Depuis 2010, NSIA Assurances a eu un très beau parcours. Très vite, nous nous sommes positionnés comme l’assureur de référence. Nos volumes d’affaires ne cessent de croître, et la séparation des activités vie et non-vie ne fera que renforcer cette tendance au développement par les synergies et les actions commerciales communes de toutes nos filiales en Guinée.

En 2019, année qui tire à sa fin, quels défis et priorités étaient inscrits sur votre feuille de route ?

Comme nous l’évoquions, le renforcement en compétence technique et managériale a été un point essentiel pour nous. Nous avons également le défi de d’accroître notre part de marché dans un secteur très concurrentiel, avec comme levier le développement de la bancassurance. Nous avons mené avec succès la création de notre société vie en Guinée et comptons mener une campagne de communication institutionnelle et grand public pour accroître encore notre notoriété.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

EA Magazine LLB Afrique
Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.
SAVOIR PLUS
ARTICLES RÉCENTS
Contact Info
LLB Afrique
  • 91 Rue FAUBOURG ST HONORE 75008 Paris – France
  • +33 1 42 65 25 52