logo

Entretien – Directeurs généraux de SUNU Assurances Vie et SUNU Assurances IARD Niger: « SUNU Assu ran ces Vie Niger est leader av ec 92 % de part de marché »

Binta Tini Djibo, directeur général de SUNU Assurances Vie Niger, compte conforter la position de leader de sa société, tandis que Pascal Plaziat, nouveau directeur général de SUNU Assurances IARD Niger, explique comment est structuré son plan stratégique pour les trois années à venir. En prenant la tête de SUNU Assurances IARD Niger en avril dernier, quelles ont été vos premières mesures en termes de management ? Pascal Plaziat : Je suis arrivé à la tête de SUNU Assurances IARD Niger en avril 2018 dans un contexte de mutation de la société avec le départ à la retraite de mon prédécesseur. J’ai pu poursuivre la politique de simplification et de rationalisation des organes de direction débutée depuis l’année 2017 et couplée au développement de notre système informatique. Mes premières mesures ont donc consisté à observer et à analyser notre environnement interne et externe afin d’établir un état des lieux de nos forces et axes d’amélioration dans le but de recenser les attentes de nos partenaires et clients et de faire monter en compétence les équipes en place. Ce travail préliminaire nous a ensuite permis de structurer notre approche par la construction de notre plan stratégique pour les trois années à venir, plan qui sera décliné en actions concrètes dès le début de l’année 2019. Sachant que SUNU Assurances Vie Niger détient la position de leader, dans quelle proportion a évolué son CA en 2017 par rapport à 2016 ? Binta Tini Djibo : Il est vrai que SUNU Assurances Vie Niger est leader au Niger avec 20 % de part du marché total (vie et non-vie), et cela grâce à notre offre diversifiée mais aussi à notre expertise. Toutefois, face à un environnement économique de plus en plus difficile, et pour préserver notre position, nous avons entrepris dès le début de l’année 2017 une vaste campagne de sensibilisation de nos clients et prospects ainsi qu’un élargissement de nos offres et de nos partenariats. Effectivement, notre CA évolue régulièrement, avec un taux de progression annuelle de 7,5 % de 2016 à 2017. Cet état de fait est parfaitement illustré par notre chiffre d’affaires 2017 de 5,382 milliards de FCFA composé de 37 % de prévoyance collective, 25 % d’épargne individuelle, 22 % d’épargne collective, 7 % d’acceptations et 9 % de produits mixtes. Nous devons cette progression à une parfaite synergie commerciale entre collaborateurs, réseau commercial, banques et courtiers. Quelles ont été les positions de la filiale SUNU Assurances IARD Niger en 2017, quand on sait que votre société a réalisé une part de marché de 18 % en 2016, et quels seront vos objectifs pour 2019 ? Pascal Plaziat : Avec 19 % de part de marché en 2017, nous nous situons dans le trio de tête des six sociétés IARD au Niger. Notre objectif est de continuer à croître de façon ferme et soutenue, avec des prévisions de développement ambitieuses, dans le respect des standards techniques de la profession et des normes du régulateur CIMA. SUNU Assurances IARD Niger s’appuie sur son appartenance à un grand groupe panafricain reconnu, sur la qualité de service et sur la disponibilité de ses collaborateurs, ainsi que sur son sérieux dans sa gestion des prestations. Pour 2019, l’innovation occupe une grande place dans le cap que nous nous sommes fixé avec la commercialisation de nouveaux produits répondant aux besoins des populations. Nous prévoyons aussi le développement de nos réseaux de distribution, en propre ou en intermédiation, incluant le digital. Nous serons en mesure de proposer une couverture plus large du territoire, ainsi qu’une offre plus diversifiée pour nos clients particuliers, professionnels et entreprises qui auront le choix du canal par lequel ils seront en contact avec nous. Vous avez l’ambition d’arriver à une part de marché proche des 95 % des activités de l’assurance-vie au Niger à l’horizon 2019. Pouvez-vous nous indiquer quelle stratégie vous allez déployer pour atteindre cet objectif ? Binta Tini Djibo : Comme nous l’avons dit, SUNU Assurances Vie Niger a réalisé un chiffre d’affaires de 5,382 milliards en 2017, soit 92 % de part du marché vie nigérien. Pour continuer sur cette lancée, nous mettons en place des produits attrayants et accessibles au plus grand nombre afin que chaque Nigérien se sente concerné par les questions d’assurance, et nous ambitionnons à terme de couvrir l’ensemble de la population du pays. Par ailleurs, d’un point de vue plus général, le groupe SUNU a le projet de mettre en place un programme de transformation digitale pour répondre à cette exigence des nouveaux consommateurs qui s’informent, communiquent et achètent via Internet. Au-delà de votre gamme de produits en assurance santé, peut-on avoir un aperçu d’autres produits de votre portefeuille ? Pascal Plaziat : Nous sommes un assureur dommages, c’est-à-dire que nous couvrons tous les risques relatifs aux dégâts causés aux biens et au patrimoine de nos clients ou engageant leur responsabilité. Ces garanties concernent aussi bien les particuliers que les entreprises et les professionnels, la plus connue sur nos marchés étant l’assurance automobile et ses garanties complémentaires, dont seule la responsabilité civile est obligatoire. Pour ce produit, nous venons de lancer, en exclusivité au Niger, la garantie « Avance sur recours » qui permet de percevoir une avance sur l’indemnité en cas d’accident non responsable. Nous avons également l’assurance habitation qui couvre les dégâts causés aux locaux et bâtiments tels que l’incendie, les dégâts des eaux, les dommages corporels et matériels, et l’assurance « Tous risques chantier » vivement recommandée aux entrepreneurs et entreprises de construction ainsi qu’à tout intervenant dans la chaîne de construction ou de montage. Enfin, pour innover et vulgariser la souscription à un produit d’assurance, nous mettons à la disposition des Nigériens une assurance couvrant les accidents de la vie quotidienne, qu’ils interviennent dans un cadre privé ou professionnel, et permettant de prendre en charge les frais médicaux, l’invalidité ou le décès dans la limite de plafonds définis à la souscription. Nous avons étudié un tarif accessible à la majorité de la population, soit moins de 5 000 FCFA par an, avec un processus de souscription simplifié.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

EA Magazine LLB Afrique
Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.
SAVOIR PLUS
ARTICLES RÉCENTS
Contact Info
LLB Afrique
  • 91 Rue FAUBOURG ST HONORE 75008 Paris – France
  • +33 1 42 65 25 52