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Entretien – Président de la Chambre de commerce et d’industrie du Niger: « De 2014 à 2018, nous avons oeuvré au développement du secteur privé »

Moussa Sidi Mohamed, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Niger (CCIN), revient sur le bilan de son mandat 2014-2018 où certaines actions telles que les créations de la Maison de l’Entreprise et du Centre de médiation et d’arbitrage de Niamey ont amélioré le climat des affaires.Pourquoi la CCIN a-t-elle estimé nécessaire de faire mener un audit organisationnel par un cabinet indépendant? Quelles résolutions seront-elles prises à la suite de cet audit ? Moussa Sidi Mohamed : L’objectif recherché à travers la mission d’audit organisationnel est d’établir un diagnostic de la qualité de l’organisation et du fonctionnement de la CCIN et de formuler des recommandations en vue d’améliorer l’efficience de ses actions. Il est notamment attendu de cette mission une analyse de la pertinence, de l’efficacité et de l’efficience des missions de la CCIN ainsi que celle de son organigramme et de sa conformité aux missions qui lui sont dévolues. Ainsi, un bilan global des compétences des équipes en place pourrait être dressé, ce qui permettrait une évaluation de l’adaptation de la formation professionnelle aux besoins de l’institution pour accomplir ses missions. Tout ceci vise l’accroissement des performances de la CCIN dans ses l’institution pour accomplir ses missions. Tout ceci vise l’accroissement des performances de la CCIN dans ses actions au profit du secteur privé. En termes de bilan d’activité en 2017, quels partenariats ou conférences organisés par vous ont-ils débouché sur des opportunités d’affaires pour les patrons nigériens de PME et PMI ? Des actions de renforcement et de consolidation des liens de partenariat ont été menées avec les organisations et institutions à travers des échanges et des rencontres périodiques. Elles ont été simultanément conduites au plan national et au plan international, et nous en retiendrons pour l’essentiel la participation à la 4e session de la grande Commission nigéro-marocaine de coopération. Cette session s’est déroulée à Rabat les 25 et 26 décembre 2017. Á cette occasion, des protocoles d’accord visant à donner un nouvel élan au partenariat bilatéral ont été signés dans plusieurs domaines stratégiques. Ainsi, dans le domaine économique, deux accords ont été signés : l’Accord de coopération entre la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et la CCIN et l’Accord de coopération entre la Chambre de commerce, d’industrie et de services de Casablanca-Settat et la CCIN. Retenons aussi la participation aux 11es Ateliers de la coopération économique consulaire sous l’égide de la Conférence permanente des Chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF). En effet, du 3 au 5 juillet 2017, se sont déroulés à la Chambre des métiers et de l’artisanat de La Roche-sur-Yon, dans les Pays de la Loire, en Vendée (France), les 11es Ateliers de la coopération économique consulaire sous l’égide de la Conférence permanente des CPCCAF où la CCIN a été représentée par une délégation de 4 personnes. Quels ont été les retombées de l’établissement du Partenariat économique nigéro-indonésien ? Quelques jours seulement après la visite de notre chef d’État en Indonésie, une délégation d’hommes d’affaires de ce pays a fait le déplacement à Niamey pour un forum économique qui jettera les bases d’un partenariat économique entre les deux pays. C’est une délégation forte de treize personnes conduite par le part à la rencontre du 9 novembre 2017. Au cours de cette séance de travail, les deux parties ont mis l’accent sur les différents domaines qui peuvent faire l’objet d’un partenariat gagnant-gagnant. Á cet effet, un rendez-vous a été pris pour approfondir et finaliser tous les projets de partenariat initiés dès la prise de fonction de l’ambassadeur indonésien au Niger.Quelles actions fortes ont marqué votre mandat sur la période 2014-2018 ?La période 2014-2018 a vu la mise en oeuvre de plusieurs actions visant le bon fonctionnement de la CCIN et le développement du secteur privé. Il s’agit notamment de l’élaboration d’un Manuel des procédures de gestion administrative, financière et comptable créant un cadre de gestion plus efficace et efficiente des ressources humaines, financières et matérielles de l’institution, de l’élaboration d’un nouvel organigramme et de la réorganisation des services pour leur permettre d’accomplir plus efficacement les missions et les tâches qui leur sont assignées, de l’opérationnalisation de la Maison de l’Entreprise, de la création du Centre de médiation et d’arbitrage de Niamey, institution privilégiée d’amélioration du climat des affaires, de la gestion de la composante 2.3 du Projet de développement des compétences pour la croissance (PRODEC) relative à la promotion en entreprenariat en vue de développer les compétences des jeunes, de la poursuite des actions de suivi des corridors en vue de faciliter le transport et le transit des marchandises à destination du Niger, du renforcement des actions de communication, afin de donner une plus grande visibilité aux activités de la CCIN, des actions de concertation entre les opérateurs économiques d’une part et les autorités politiques et administratives de l’autre, de la contribution active à l’amélioration du climat des affaires, notamment par la facilitation des formalités de création d’entreprise, de la participation aux efforts d’amélioration des indicateurs Doing Business ou encore de la promotion et du développement du partenariat au plan national et international, et enfin de la signature de plusieurs conventions et générale de mars 2018 s’est engagée dans une démarche de concertation destinée à doter la CCIN de sa feuille de route pour les 4 prochaines années.La vision globale de ce programme est de faire de la CCIN « une institutionforte au service des entrepriseset d’une économie compétitive, harmonieusementaccords de partenariat avec les institutions consulaires et les bailleurs de fonds. Comme en 2014, la nouvelle équipe consulaire issue des élections de l’assembléeintégrée dans l’économie mondiale ». Pensez-vous atteindre cet objectif ?Pour atteindre les objectifs du programme, huit axes ont été retenus. Sans les énumérer tous, je citerai en premier le développement du secteur privé qui participe à l’amélioration du climat des affaires, à l’offre de services aux entreprises et au renforcement des capacités des opérateurs économiques. Ensuite, le développement de la coopération et du partenariat avec les institutions nationales et inter-consulaires. Troisièmement, le développement des infrastructures d’intérêt économique, qui passe par la construction et l’extension des concessions. Et enfin, il est question de l’amélioration du cadre institutionnel et de la gouvernance de la CCIN.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

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