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Entretien – Secrétaire général du ministère des Infrastructures

Entretien – Secrétaire général du ministère des Infrastructures: « L’AGETIB joue un rôle central dans la conduite des projets d’infrastructures routières »

Parimyélé Paul Yaogo, secrétaire général du ministère des Infrastructures, revient sur la mission de l’Agence des travaux d’infrastructures du Burkina (AGETIB) et sur sa montée en puissance prévue dans le cadre du PNDES.

Quelle est l’importance du ministère des Infrastructures?

Parimyélé Paul Yaogo : Le
ministère des Infrastructures
assure la mise en oeuvre et
le suivi de la politique du
gouvernement en matière de
désenclavement interne et
externe du pays. Á ce titre, il
a pour objectif fondamental
de contribuer à la résolution de la question de la pauvreté
et à la création des conditions de l’émergence en
améliorant d’une part son apport à la croissance du PIB
et d’autre part l’impact de ses actions sur les populations.
Le ministère dispose de 13 directions régionales
et de 45 directions provinciales. Au 30 juin 2018, son
effectif est de 689 agents.
Comment définir le rôle stratégique joué par l’AGETIB ?
L’AGETIB est une société d’État créée par décret n°2010-
394/PRES/PM/MCPEA du 29 juillet 2010 pour apporter
un appui aux maîtres d’ouvrages dans les projets
routiers, à l’image des agences soeurs d’autres pays de
la sous-région : les AGEROUTE Côte d’Ivoire, Mali
et Sénégal. Sa création a été motivée par la volonté du
gouvernement de favoriser une plus grande capacité
d’absorption des crédits des autorités contractantes et la
célérité du processus d’acquisition, et pour désengorger
l’administration centrale, déconcentrée et décentralisée.
Depuis sa création en 2010, quel est le bilan de l’AGETIB
en termes de réalisations ?
Je précise que l’AGETIB est opérationnelle depuis 2012.
Jusqu’à ce jour, elle a engagé plusieurs projets à travers
la signature des conventions de maîtrise d’ouvrage
déléguée pour un montant global de plus de 74 milliards
de FCFA qui, en plus des études techniques de
plusieurs projets routiers, a permis le bitumage de plus
de 135 km de nouvelles routes ainsi que l’entretien
périodique de plus de 1 300 km de routes revêtues et
non revêtues. En termes de performances, l’AGETIB a
été classée première sur les 22 structures que compte le
ministère des Infrastructures en avril 2018 suite à une
évaluation conduite par la Direction du développement
institutionnel et de l’innovation.
Compte tenu des performances de l’AGETIB, est-il envisageable
d’exporter son expertise dans la sous-région ?
Absolument, c’est une option que l’AGETIB doit explorer,
surtout dans les pays qui ne disposent pas d’agences
d’exécution. Elle a les capacités nécessaires au regard
des références techniques et des compétences dont elle
dispose. Dans cette dynamique d’ailleurs, l’AGETIB
projette de s’affilier à AFRICATIP, une association
regroupant au niveau africain une vingtaine d’agences
d’exécution pour un partage d’expérience et une meilleure
visibilité au niveau continental.
Quels sont les grands chantiers de l’AGETIB d’ici à
2020 ?
L’AGETIB va continuer à jouer un rôle central dans
la conduite des projets de réalisation d’infrastructures
routières entrant le cadre de la commémoration de la
Fête de l’indépendance (11 décembre) dans les différentes
régions du pays. Par ailleurs, un contrat-plan d’un
montant minimum de 20 milliards de FCFA par an est
en cours de signature entre l’AGETIB et le gouvernement,
et cela conformément aux recommandations de la
dernière assemblée générale des sociétés d’État. Avec ce
contrat-plan, l’État garantira chaque année à l’AGETIB
un portefeuille de projets relevant du ministère en charge
des Infrastructures et entrant dans son domaine de compétences
: constructions neuves, entretien périodique,
réhabilitation, renforcement, ouvrages spéciaux… En
somme, c’est une structure qui va monter en puissance
durant ces deux prochaines années afin d’appuyer notre
département pour l’atteinte des objectifs qui lui sont
assignés dans le cadre de la mise en oeuvre du PNDES.

Propos recueillis par Louise Bibalou-Durand

Auteur

EA Magazine

Économies Africaines apporte un nouvel éclairage sur l’évolution des pays du continent africain, ces pays en pleine transition et en plein essor.

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