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Mouvement Coeurs Unis – Élections législatives

Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du Mouvement Coeurs Unis (MCU), le parti au pouvoir, s’est livré à un éloge des actions du président Touadéra le 26 mars 2020 à Bangui.

Le 26 mars 2020 à Bangui, à l’issue d’une conférence de presse, le secrétaire exécutif national du MCU Simplice Mathieu Sarandji, accompagné des deux têtes pensantes du parti au pouvoir que sont Bertrand Arthur Piri, 2e secrétaire exécutif, et Évariste Gamana, rapporteur général et porte-parole, a défendu devant la presse locale et internationale le bilan des actions pour les quatre années écoulées du chef de l’État Touadéra, qui n’avait pourtant pas encore été officiellement désigné candidat par son parti. Mais les trois hommes forts du MCU ne faisaient pas mystère du nom de leur futur champion à l’élection présidentielle du 27 décembre, expliquant en outre que le choix du 26 mars pour cette conférence consacrée au bilan des actions du président n’était pas anodin, puisque le 30 mars est une date anniversaire. « Toute la grande famille MCU célèbre la date où il a prêté serment, le 30 mars, comme un moment particulier chaque année », a expliqué M. Sarandji. Tout d’abord, il a tenu à rappeler que cette année 2020 était particulière du fait de la pandémie de coronavirus qui secoue la planète. Ancien Premier ministre du 2 avril 2016 au 23 février 2019, il n’a pas caché que son pays, qui a connu une croissance du PIB réel en hausse de 4,5 % en 2019 et 3,8 % en 2018 grâce à la reprise soutenue des activités agricoles et des extractions minières, devrait connaître quelques moments difficiles en 2020. En effet, l’économie centrafricaine semble avoir payé un lourd tribut à la pandémie de Covid-19 et devrait enregistrer, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), une croissance nulle en 2020. Le secteur minier figure parmi les plus touchés, et particulièrement la filière diamant qui a vu le cours s’effondrer sur le marché d’Anvers, en Belgique, capitale du diamant, alors même que l’arrêt du trafic aérien dès le début de la pandémie avait bloqué les exportations. Toutefois, au-delà de ce discours de vérité, M. Sarandji a aussi voulu faire oeuvre de pédagogie en promouvant les chantiers mis en place par le président depuis son arrivée au pouvoir le 30 mars 2016. « Le MCU se positionne dans la logique du chef de l’État. Nous tenons à cet effet à rappeler que depuis qu’il a accédé au pouvoir, beaucoup de changements ont été opérés dans notre pays sortant d’une guerre fratricide qui a pris fin en 2013 », a indiqué le secrétaire exécutif national, rappelant que l’un de ces changements majeurs est bien visible : « Il y a la libre circulation des personnes et de leurs biens, avec le retour de la sécurité dans la ville de Bangui et dans un grand nombre de provinces. C’est ce qu’il faut reconnaître comme l’un des premiers acquis du pouvoir du président Touadéra. » Réouverture des centres de formation Les dirigeants du MCU ont également rappelé que le chef de l’État, longtemps enseignant universitaire, manifestait de ce fait un intérêt particulier à l’égard
des questions d’éducation et de formation. Ainsi a-t-on noté la mise en oeuvre de plusieurs formations dans le cadre du programme de développement de compétences du personnel des organes parapublics piloté par Bertrand Arthur Pili, en sa qualité cette fois-ci de ministre contrôleur général du secteur parapublic. Ces sessions ont permis à ces salariés d’atteindre un objectif professionnel précis dans le cadre de leur fonction. « Le programme de formation réunit tous les intervenants du secteur parapublic, en particulier ceux qui exercent dans les entreprises et établissements publics, notamment les présidents des conseils d’administration, les directeurs généraux, les directeurs et les contrôleurs financiers ainsi que les comptables du ministère des Finances ». Cet atelier, qui connaîtra un programme identique en 2021, aborde notamment les dispositions de l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du  roit des affaires). Autre avancée en matière de formation, la réouverture le 26 septembre 2019, après plusieurs années d’inactivité, du Centre de formation professionnelle de la Jeunesse pionnière nationale (JPN) de Bambari. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet d’appui à la restauration de l’autorité de l’État et au relèvement économique à Bambari dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire, de poursuivre le redéploiement de l’administration publique, de relancer les services publics de base et d’accroître des moyens de subsistance des populations. Le centre a accueilli une première vague de 100 jeunes apprenants, dont 30 jeunes filles, qui ont suivi une formation intensive de trois mois dans les filières de la couture, de la mécanique, de la maçonnerie et de la menuiserie. En complément, ils recevront une formation en éducation civique pour leur inculquer les valeurs du vivre-ensemble, de la paix et de la citoyenneté. Ce centre, détruit pendant la crise et  entièrement rénové, doté en matériels de bureau et autres équipements comme des machines à coudre ou des brouettes, doit sa réouverture au partenariat entre le gouvernement centrafricain et le PNUD, avec l’appui financier du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix (PBF). Plusieurs autres projets ont déjà été exécutés à Bambari avec l’appui, notamment, du PNUD et de la MINUSCA. « L’espoir renaît et passera par l’éducation et la formation de ces jeunes pour contribuer à un retour définitif de la paix », a relevé M. Sarandji. « Le MCU est au service de la population » La restructuration de l’armée est un autre chantier majeur dont la mise en oeuvre est bien lancée. Les dirigeants du MCU ont souligné que la sécurité du peuple centrafricain et la défense du pays étaient une réalité. Le rapprochement avec Moscou répond à cet objectif qui a donné lieu en août 2018 à la signature d’un accord de défense entre les deux pays. Cet accord prévoit notamment la formation des militaires centrafricains dans des académies militaires russes. De plus, malgré l’embargo sur les armes, la Russie a obtenu au mois de novembre dernier auprès du Conseil de sécurité des Nations unies une autorisation de livraison d’armes aux forces armées centrafricaines. Avec cet accord, la RCA élargit sa coopération militaire dans le monde, car elle a signé le même type d’accord de défense avec, entre autres, l’Afrique du Sud et la France. Enfin, M. Sarandji a évoqué sa proximité avec le président : « Je suis proche de lui. Je sais ce qu’il pense et je connais son état d’esprit », ajoutant en substance que le président Touadéra n’avait jamais usé de son pouvoir pour nuire à la vie de qui que ce soit. Et, s’agissant des fonctionnaires, qu’ils se souviennent que ce président avait toujours pris en compte leurs besoins, notamment avec le paiement à terme échu de leurs salaires ainsi que des arriérés accumulés sous d’autres régimes présidentiels. Quant à nos compatriotes, a-t-il conclut, qu’ils sachent que « le MCU est et sera toujours au service de la population. »

Louise Bibalou-Durand

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