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Entretien – Directeur général de la Banque Commerciale du Burkina

Entretien – Directeur général de la Banque Commerciale du Burkina

« Nous allons ouvrir dix agences cette année »

Le directeur général de la Banque Commerciale du Burkina (BCB) Ali Bashir Karwa indique fièrement que, de 2019 à 2020, le produit net bancaire a progressé de 47,93 %, passant de 6 874 à 10 169 millions de FCFA.

Au cours des trois dernières années, dans quelles proportions vos chiffres-clés ont-ils évolué ?

Ali Bashir Karwa : La BCB est l’une des banques pionnières du Burkina Faso, avec une profonde connaissance du secteur économique et financier, qu’elle accompagne depuis plus de trois décennies. Les efforts continus déployés pour s’adapter aux dynamiques du marché et améliorer le service offert à la clientèle font qu’entre 2019 et 2020, nous avons connu une embellie due à une nette croissance. En effet, en matière d’encours de crédits distribués, la banque a enregistré une progression de 33,19 %. Le produit net bancaire a progressé de 47,93 %, passant de 6 874 à 10 169 millions de FCFA. Le résultat net progresse quant à lui de 216,48 % par rapport à 2019. La progression fulgurante du PNB témoigne des efforts fournis par votre banque pour remonter la pente après une traversée du désert.

Peut-on connaître les raisons de cette embellie et ses conséquences en termes de positionnement ?

La BCB a, en l’espace d’une année, de 2019 à 2020, observé des performances particulières dont nous sommes raisonnablement fiers, bien évidemment, sans un soupçon d’orgueil. En effet, le coefficient d’exploitation est passé de 103 % en juin 2019 à 59,49 % en novembre 2020 et, de juin 2019 à septembre 2020, le total bilan a progressé de 42,42 %, soit une variation de 70 milliards de FCFA. Comme incidence heureuse, la BCB quitte la 10e place pour la 7e au niveau du classement interbancaire suivant le total bilan. Ces nouveaux chiffres indiquent à souhait la combinaison de deux facteurs gagnants : la vision des premiers dirigeants couplée à l’engagement infaillible du personnel. Sous l’impulsion du conseil d’administration, il a fallu réduire les charges et développer les produits à grande valeur ajoutée en créant une Direction commerciale et du réseau et une Direction de la monétique et de la digitalisation. Cette stratégie a été portée à bout de bras, dans un sursaut collectif, par un personnel déterminé.

Peut-on avoir un aperçu du poids de la BCB sur la place financière de Ouagadougou ? Une réflexion est elle en place pour renforcer sa politique de proximité ?

À la Banque Commerciale du Burkina, le verbe comprendre occupe une place centrale et conduit notre stratégie prospective. Ainsi, nous rapprocher du client pour cerner au mieux ses besoins afin de lui offrir une solution sur mesure reste la ligne conductrice de notre démarche client. Nous sommes en pleine expansion de notre réseau d’agences et de GAB. Notre banque compte à ce jour 18 points de vente et nous allons ouvrir dix agences cette année 2021 pour un meilleur maillage du territoire national, et ce dans le double but de consolider notre partenariat avec notre aimable clientèle et d’aller à la conquête d’une nouvelle clientèle. Comme directeur général de la BCB, vous avez reçu le Prix africain de développement en octobre 2020. Votre DGA a été élevé au rang de chevalier de l’ordre de l’Étalon en décembre 2020.

Ces distinctions récompensent-elles la qualité du management de la BCB et comment ont-elles été célébrées par le personnel de la Banque ?

L’année 2020 a été une année couronnée par deux distinctions honorifiques pour la banque. Successivement, la BCB, à travers ma modeste personne, fut distinguée à Kigali en novembre 2020 par le Prix africain de développement, une reconnaissance continentale, et un mois après, en décembre, notre directeur général adjoint Hubert Léandre Kabré fut à son tour élevé au rang de chevalier de l’ordre de l’Étalon par le président du Faso. Nous nous réjouissons de toutes ces marques de reconnaissance et osons espérer que c’est également la qualité du management qui est remarquée et primée. Mais pour sûr, nous sommes convaincus et honorés de l’adhésion unanime du personnel à la vision imprimée. Heureux, nous avons tous accueilli et célébré ces distinctions dans un esprit de convivialité et de collégialité sans équivoque. Actuellement, bon nombre de banques burkinabè se lancent dans un processus de digitalisation de leurs services.

Où en est la BCB dans la mise en route de ce chantier prioritaire ?

Le numérique est un atout majeur qui réoriente l’offre bancaire tout en apportant le dynamisme de nouvelles perspectives. Ainsi et en toute logique, les réformes en chantier au sein de notre institution octroient une importance sans pareille à cette impérieuse donne par la création d’une Direction de la monétique et de la digitalisation. Nous pouvons assurer à notre clientèle que la BCB est bien avancée dans ses travaux pour lui présenter davantage d’e-solutions et d’e-services innovants.

Pour 2021, quels sont vos objectifs prioritaires ?

Nous sommes avant tout une banque d’accompagnement, une banque à l’écoute et disponible pour faciliter l’atteinte des objectifs personnels de chaque client. Chaque client a une importance particulière pour notre banque. Nous inscrivant dans cette perspective de satisfaction, nous continuons de dérouler notre réseau d’agences et de guichets pour un maillage optimal du territoire. Nos services digitaux et monétiques suivent la même cadence afin d’imprimer un rythme novateur et audacieux à l’offre bancaire au Burkina Faso. Enfin, nous ne saurions conclure sans aborder l’idée du renforcement du capital humain, clé de voûte du succès de toute entreprise.

Propos recueillis par Paul de Manfred

Auteur

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