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Entretien – Secrétaire permanent du Programme sectoriel des Transports

Entretien – Secrétaire permanent du Programme sectoriel des Transports

« Nous coordonnons le PTDIU pour l’investissement dans 5 régions »

Le secrétaire permanent du Programme sectoriel des transports (PST) Daouda Diabaté fait le point sur ses actions concernant le Projet de transports et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU), le Projet d’appui à la modernisation du secteur des transports et à la facilitation du commerce (PAMOSET-FC) et le Projet régional d’infrastructures de communication de l’Afrique de l’Ouest-Burkina Faso (PRICAO-BF).

Depuis mars 2019, vous êtes le secrétaire permanent du PST. Quelles sont les missions de cette structure ?

Daouda Diabaté : Le secrétariat permanent du PST (SP-PST) a été mis en place par arrêté n° 2014-0024/ MIDT/SP-PST du 28 février 2014 et a pour mission de coordonner et de superviser la conception, la préparation, l’élaboration, la mise en oeuvre technique et financière et le suivi-évaluation des projets de développement. Le SP-PST est certes institutionnellement rattaché au ministère des Infrastructures et du Désenclavement, mais par son statut de secrétariat permanent et son expérience dans la coordination des projets financés par les bailleurs de fonds, notamment la Banque mondiale, il coordonne des projets financés par cette institution au profit d’autres départements ministériels. À ce titre, les projets mis en oeuvre par le SP-PST se font en étroite collaboration avec nos partenaires financiers et le ministère des Infrastructures et du Désenclavement pour les projets d’infrastructures, mais aussi avec les autres ministères qui ont les tutelles techniques pour les projets qui les concernent. Donc ce département ministériel, impliqué à tous les niveaux, est de ce fait un acteur important dans la mise en oeuvre de nos projets de développement au Burkina Faso. Lors du bitumage de la RN29, une route de 79 km qui relie Manga à Zabré, vous étiez le maître d’ouvrage de ce chantier inauguré le 24 avril dernier par le président du Faso.

Quel rôle a joué le SP-PST ?

Effectivement, pour le bitumage de la RN29, le SP-PST était le maître d’ouvrage à travers le PTDIU en sa composante A, qui comprend des infrastructures interurbaines de désenclavement dans les zones de production et les hinterlands ruraux des capitales régionales sélectionnées. De manière plus spécifique, le SP-PST a joué un rôle de coordination pour la planification de l’exécution des travaux et la mise en oeuvre fiduciaire (passation des marchés, gestion environnementale et sociale, gestion financière et suivi-évaluation) en collaboration avec les agences d’exécution et les entreprises sur le terrain afin de garantir la qualité souhaitée en respectant le coût de réalisation et le délai imparti. Plusieurs visites de chantier et réunions techniques et de planification ont été organisées par le SP-PST pour amener le groupement d’entreprises à booster le rythme des travaux et à respecter les délais.

Le SP-PST a lancé le Projet de transports et de développement des infrastructures urbaines (PTDIU), qui prévoit de grands travaux routiers dans 5 régions. Pouvez-vous nous détailler leur portée, leur durée et les régions concernées ?

Effectivement, le SP-PST coordonne le PTDIU pour la réalisation d’investissements dans 5 régions : le Centre- Sud, le Centre-Est, le Centre-Ouest, le Nord et la Boucle du Mouhoun. Pour ce qui concerne les travaux routiers, en plus du bitumage de la route Manga-Zabré déjà évoqué, il s’agit principalement de la construction d’environ 100 km de pistes par la méthode HIMO (haute intensité de main-d’oeuvre) dans les cinq régions et d’environ 5 km de canaux d’assainissement dans les villes de Manga, Tenkodogo et Dédougou, du bitumage de 7 km de la rocade de contournement de la ville de Koudougou en deux fois deux voies, d’environ 7 km de voies urbaines à Ouahigouya en deux fois deux voies et deux fois une voie, et d’environ 5 km de voies urbaines à Tenkodogo.

En deux ans d’activité du SP-PST sous votre gouvernance, quel bilan pouvez-vous afficher ?

En deux ans au poste de secrétaire permanent du PST, j’ai pu faire concrétiser, avec mon équipe projet et tous les autres acteurs du projet, les investissements dans le cadre du PTDIU – le bitumage de 79 km de route sur la RN 29 Manga-Zabré, l’acquisition d’équipements (traceurs, kits informatiques, véhicules), la construction de plus 100 km de pistes rurales réalisées par la méthode HIMO dans les régions du Centre-Ouest, du Centre-Sud, du Centre-Est, du Nord et de la Boucle du Mouhoun, le bitumage d’environ 5 km de voiries dans la ville de Tenkodogo, l’aménagement de 12,829 km de canaux d’assainissement exécutés par la méthode HIMO dans les villes de Dédougou, Manga et Tenkodogo – et renforcer les compétences d’agents et cadres intervenant à des titres divers  dans la mise en oeuvre du projet dans le cadre duquel environ 350 personnes ont été formées. En ce qui concerne le Projet PAMOSET-FC, nous avons élaboré des référentiels de formation et d’évaluation ainsi que des outils pédagogiques des métiers d’enseignants de la conduite automobile (moniteurs d’auto- écoles) et de gestionnaires de parcs de véhicules poids lourds, et nous avons acquis des outils pédagogiques et d’évaluation au profit du CFTRA. Nous avons également opérationnalisé l’interconnexion SYDONIA World des systèmes de gestion douanière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso, implanté des panneaux géants de sensibilisation à la sécurité routière le long du corridor Ouagadougou-Abidjan, ou encore acquis des radars de dernière génération et des pèse-essieux mobiles au profit de l’Office national de la Sécurité routière (ONASER). Enfin, nous avons mis en place le long de la section burkinabè du corridor une opération de caravanes de sensibilisation sur la sécurité routière qui a touché environ 4 000 personnes, et procédé à la formation des acteurs et opérateurs de l’industrie du transport de marchandises. Pour le FA-PRICAO-BF, nous avons acquis 15 GPbs de bande passante pour Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ainsi que des équipements dans le cadre de la mise en place d’un point d’atterrissement virtuel et d’un point d’échanges Internet à Bobo-Dioulasso.

Propos recueillis par Paul de Manfred

Auteur

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