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Répartition des sièges dans l’hémicycle

Répartition des sièges dans l’hémicycle

Un Parlement riche de 15 partis politiques

L’actuel Parlement burkinabè dirigé par Alassane Bala Sakandé compte 127 députés issus de 15 partis et formations politiques. Comment l’Assemblée nationale est-elle organisée ? La majorité parlementaire est-elle sous la pression de l’opposition ?

Pour sa 8e législature, le nouveau Parlement burkinabè issu des élections du 22 novembre 2020 compte huit femmes élues, soit 6,29 %. Sur les 127 députés, ils sont 41, soit 32,28 %, à avoir déjà siégé, en partie ou en totalité, sous la 7e législature, ce qui équivaut à un renouvellement à plus des 2/3. En revanche, le coup KO à la présidentielle réussi par le président Roch Marc Christian Kaboré ne s’est pas confirmé par une majorité absolue en faveur du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), son parti. Conséquence :  our s’assurer une majorité parlementaire, le président réélu du Burkina Faso a été conduit à composer à nouveau avec des alliés. Certes, le MPP est arrivé en tête des législatives du 22 novembre avec 56 sièges sur 127 à l’Assemblée nationale, soit un siège de plus que dans la précédente Assemblée, mais ce n’est pas suffisant pour obtenir la majorité absolue. Le MPP étant loin des 64 sièges nécessaires, il a donc fait alliance avec de petits partis, comme lors de la précédente législature. Ainsi, pour s’assurer cette majorité  confortable, le parti  s’est appuyé sur une douzaine de sièges de formations alliées : cinq de l’Union pour la renaissance-Parti sankariste (UNIR-PS) de l’avocat Bénéwendé Sankara, qui avait déjà rejoint la majorité lors du premier mandat du président Kaboré, quatre du Mouvement pour le Burkina du futur (MBF) de Daouda Simboro et trois du Parti pour le développement et le changement (PDC) de Saran Séré/Sérémé. Six groupes parlementaires De même, afin de faciliter le fonctionnement du Parlement, six groupes parlementaires ont été constitués. Quatre partis politiques sont réunis au sein du premier groupe dominé par le MPP au pouvoir et composé de 56 députés, avec pour président le député Alexandre Tapsoba. Les trois autres groupes parlementaires appartiennent respectivement au RDJ, qui compte 21 députés dont cinq de l’UNIR/PS, au NTD avec 13 députés et à l’UPC qui en affiche 12. Ces quatre groupes parlementaires constituent la majorité parlementaire, donnant ainsi au MPP une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Les deux autres groupes parlementaires rassemblant l’opposition sont le groupe du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), représenté par 15 députés et présidé par le député Achille Marie Joseph Tapsoba, et le groupe PJRN, présidé par le député Gilbert Noël Ouédraogo et comptant 11 députés : trois du parti ADF/ RDA, trois d’AGIR Ensemble et cinq du CDP. L’intérêt général avant tout Á l’entame de leur mission, le président de l’Assemblée nationale Alassane Bala Sakandé (lire son interview p. 30-31) a invité en ces termes les 127 députés provenant des 15 partis et formations politiques à oublier leur provenance et appartenance politiques et à mettre l’intérêt général au coeur de leurs actions : « Bien que désigné par les citoyens d’une circonscription électorale et sur une liste de sa formation politique, le député, une fois installé, est contraint au devoir d’ingratitude à l’égard de son électorat et de sa famille politique.

Le parlementarisme de proximité auquel j’appelle de tous mes voeux et qui doit être le leitmotiv de cette 8e législature implique que les élus soient en contact avec leurs concitoyens et fassent remonter les préoccupations des citoyens vers les sphères de décisions nationales. Le député, une fois installé, ne doit pas être prisonnier des intérêts particuliers, locaux ou catégoriels. Dans l’exercice de sa mission, il ne doit se déterminer que par rapport à sa vision de l’intérêt général. » Pour cette 8e législature, le président de l’Assemblée nationale dit attendre, dans un contexte marqué par la pandémie de Covid-19, une nouvelle impulsion à « la diplomatie parlementaire en plus du parlementarisme de développement et de proximité », afin d’aboutir à la consolidation de la crédibilité du Burkina Faso au sein des Parlements à l’international.

Adissa Compaoré

Auteur

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