Bilan économique - Macky Sall a métamorphosé le Sénégal

Train express régional, autoroute Dakar/Tivaouane/Saint-Louis, stade Abdoulaye Wade, pont Nelson Mandela… Durant le dernier quinquennat du président Macky Sall, ces grands chantiers ont redessiné l’architecture du Sénégal

« Gouverner, c’est prévoir. On ne peut rien accomplir de grand quand on voit toujours petit. Nous devons faire notre train express régional (TER) pour les générations actuelles et futures », avait indiqué le président Macky Sall le 27 décembre 2021 lors de l’inauguration du premier tronçon (lire notre encadré) reliant sur 36 km la ville de Dakar à celle de Diamniadio. Il avait ajouté : « Les problèmes de demain seront plus complexes et les solutions plus coûteuses ». Macky Sall a donc appelé les Sénégalais à s’approprier le TER. Pour lui, « c’est une aube nouvelle qui se lève sur notre cher pays ». 

Certes, le président ne fait pas l’unanimité au Sénégal, notamment si l’on en juge par les émeutes qui, en mars dernier, sont survenues suite à la gestion au traitement par la justice du cas de l’opposant Ousmane Sonko. Cependant, certains citoyens, à l’instar d’Oumou Cissé, fonctionnaire, n’hésitent pas à déclarer que « Macky Sall est le meilleur président sénégalais depuis les indépendances. Il a fait d'énormes réalisations qu'aucun président n'a pu faire, de Senghor à Wade en passant par Diouf. En matière d’infrastructures, ce président a fait mieux que ses prédécesseurs. » 

En effet, pour le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que pour la Banque mondiale, investir dans les infrastructures est capital lorsqu’il s’agit de donner un coup d’accélérateur au développement économique d’un pays. Chose qu’a comprise et intégrée Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, en lançant de nombreux et grands chantiers prioritaires, en particulier dans le domaine routier : selon les données gouvernementales, 2 526 km de routes, 6 673 km de pistes et 189 km d’autoroutes ont été construits ou rénovés entre 2012 et 2021.

 

« En matière d’infrastructures, ce président a fait mieux que ses prédécesseurs. »

 

Dans ce même registre, rappelons la construction du pont à péage de Foundiougne, une commune de l'ouest du pays, démarrée en février 2018 et financée à hauteur de 45 milliards de FCFA (environ 77 millions de dollars US) par l’État du Sénégal et Eximbank of China. L’ouvrage a été inauguré le 26 mars 2022. Alors qu’il était président en exercice de l’Union africaine (UA), le président sénégalais, faisant appel à l’amitié des peuples, a décidé d’attribuer à ce grand pont à péage le nom de Nelson Mandela, ancien président sud-africain et héros de la lutte contre l’apartheid. Si ce pont permet de raccourcir le trajet vers la Gambie et la Casamance, il joue aussi un rôle important dans le développement du potentiel du département de Foundiougne et dans son désenclavement. Ce pont était attendu depuis très longtemps par les opérateurs économiques de la région centre du Sénégal, qui peuvent désormais rallier la Gambie et le sud du pays sans passer par la région de Kaolack, s’évitant un long détour. 

Pour beaucoup d’observateurs, le secteur de l’énergie peut également être considéré comme l’une des plus belles réussites du président. En effet, c’est sous sa gouvernance qu’a été initiée dès 2018 la stratégie Gas-to-Power pour réduire la dépendance énergétique nationale vis-à-vis du pétrole et du charbon. Le 11 février 2023, l’inauguration de la centrale électrique de Malicounda, à environ 85 km de Dakar, a été l’occasion de constater qu’en dépit de son taux d’électrification le plus élevé d’Afrique subsaharienne, le Sénégal connaît encore des disparités importantes entre les zones urbaines et rurales. Cette centrale thermoélectrique à cycle combiné, d’une capacité de 120 MW, produit plus de 956 GWh d’énergie par an, augmentant de 8 % la capacité de production d’électricité du Sénégal et alimentant environ 700 000 ménages. Son financement de plus de 164 millions de dollars a été assuré grâce au partenariat entre la plate-forme d’investissement Africa 50 et la SENELEC (Société nationale d’électricité du Sénégal). 

 

«Dans l’hypothèse de son élection, le Premier ministre-candidat Amadou Ba devra parachever l’œuvre de Macky Sall.»

 

Le Plan Sénégal Émergent (PSE), projet de société du chef de l’État qui a en outre annoncé le 3 juillet qu’il ne briguerait finalement pas de troisième mandat en 2024, prévoyait les grands projets qui ont redessiné le paysage national avec le TER de Dakar, l’aéroport international Blaise Diagne, le bus Rapid Transit (BRT), l’autoroute Dakar/Tivaouane/Saint-Louis, le stade Abdoulaye Wade, le port de Ndayane, la rénovation des aéroports, la construction des tronçons autoroutiers vers Touba et Mbour à partir de Thiès ainsi que des gares de gros-porteurs de Diamniadio, des usines de traitement d’eau potable à Keur Momar Sarr ou encore des ponts.

Ajoutons que, dans le but d’améliorer le quotidien des Sénégalais, le président Macky Sall a investi dans plusieurs autres domaines sur le plan social, sanitaire, agricole, éducatif, sportif, etc. Parmi ces réalisations, saluons la réduction des inondations obtenue grâce à l’installation d’infrastructures dans de nombreuses localités, malgré la persistance du phénomène. Plus de 2 800 logements ont d’ailleurs été construits et octroyés à des sinistrés dans des conditions de transparence remarquables. Enfin, évoquons également la Couverture maladie universelle et la Bourse de sécurité familiale édifiées sur le modèle des pays émergents. Dans l’hypothèse de son élection, le dauphin du président, son Premier ministre Amadou Ba, devra parachever son œuvre et son défi architectural.

 

Paul de Manfred